L’impro et bien plus

mars 12th, 2010 by Steren

Je fais régulièrement de l’impro (du théatre d’improvitation pour être plus précis) depuis plus de trois ans, ça reste un loisir pour moi, et je n’ai pas le dixième du talent de mes premiers professeurs d’Et Compagnie. Mais je vais tenter de vous décrire dans cet article ce que l’impro signifie pour moi.

Vous l’aurez facilement deviné : C’est plutôt plaisant de se faire plaisir sur scène en réussissant à divertir son public, tout comme c’est plaisant de construire des histoires en jouant des personnages imaginés spontanément.

Mais l’impro est bien plus que ça et possède des côtés que beaucoup de gens ne soupçonnent pas du tout. Pour moi l’impro c’est

  • écouter les autres,
  • penser vite et être vif,
  • faire confiance aux autres membres de la troupe et être capable de compter sur eux,
  • trouver l’inspiration, avoir de l’imagination et des idées,
  • se souvenir de ce qui a été dit et posé avant,
  • construire sur cela, ne jamais le détruire,
  • s’exprimer clairement, être compris et faire passer ses idées efficacement,
  • assumer ses échecs et sa médiocrité,
  • faire avec un avenir incertain et imprévisible.

C’est notamment sur ces quelques points que les improvisateurs travaillent lors d’ateliers. Les appliquer facilite les choses et fait que toute l’impro se construit mieux.

Je vous encourage à penser à tout ça la prochaine fois que vous assisterez à un spectacle d’impro. Et je vous conseille aussi de vous tenter un atelier d’impro un jour. Pour finir, je dirai que ces quelques principes peuvent aussi très bien s’appliquer dans la vie de tous les jours.

Applications natives : c’est la fin.

février 14th, 2010 by Steren

J’en suis convaincu, mais je réalise que beaucoup de gens n’ont pas conscience de ce qui arrive : Les applications natives disparaitrons.

Prenons le temps de définir un peu les choses : Par application native je désigne toute application qui sera lancée sur l’ordinateur de l’utilisateur et qui n’est pas construite à partir des technologies du web. Par ordinateur  je ne désigne pas seulement le bon viel ordinateur de bureau. Nous avons vu au cours des dernières années une prolifération d’appareils pouvant être qualifiés d’ordinateurs : les PC portables de toutes tailles, les smartphones, tablettes et autres GPS…

D’une manière générale, notre relation avec ces ordinateurs a pas mal changée au cours de ces années : on utilise beaucoup plus d’un ordinateur au quotidien et en plus ils sont reliés quasiment en permanence à Internet.

Je vais donc tenter de présenter quelques points en vrac qui me poussent à conclure que les applications natives ne peuvent pas survivre dans cet environnement :

1. La diversification des systèmes d’exploitation

Je ne pense pas me tromper si j’affirme que tous les ordinateurs ne partagerons jamais le même système d’exploitation. Aujourd’hui les développeurs d’applications sur mobiles doivent faire face aux même problème que sur les plus grosses machines : Quel OS supporter ? Pour une plateforme donnée, se focaliser sur un développement pour un OS spécifique est simplement se réduire son marché. Et a contrario, supporter un large panel d’OS représente un vrai coup et de vrais efforts.

Choisir de construire une application qui tourne en utilisant une technologie du web standardisée vous assure au contraire que quiconque doté d’un navigateur internet récent sera capable de faire tourner votre application. Pour moi les navigateurs internet sont les nouveaux systèmes d’exploitation, et ce qui fait leur puissance c’est qu’ils partagent presque tous la même API.

2. Les technos du web gagnent en puissance.

Des technologies apportant des fonctionnalités extrêmement poussées arrivent sur le web avec les spécifications d’HTML5. Celles-ci sont poussées par une grande partie de l’industrie qui ne souhaitent pas utiliser de solutions propriétaires, telles que Flash d’Adobe, et qui sont convaincus qu’un web standardisé est la bonne façon de faire les choses

  • Une application en ligne ne nécessite pas forcément une connexion internet constante. En effet, la plupart des opérations sont faites du coté utilisateur (en utilisant javascript). Au final, ce ne sont que des données structurées qui sont échangées avec le serveur. Celles-ci peuvent également être temporairement stockées localement et donc permettre a l’application d’être utiliser hors ligne.
  • Des animations graphiques sont entièrement possibles. La 3D temps réel sera même a l’ordre du jour avec WebGL.
  • Le son et la vidéo sont aussi simples a utiliser que les images.
  • Les navigateurs exposent aux développeurs de nouvelles informations telles que la position via géo-localisation.

Au final, les technos du web ont le potentiel d’être utilisées pour les tâches courantes de tous les jours. On peut par contre se poser la question de leur utilisation pour des logiciels plus lourds destinés aux professionnels. Personnellement, je n’ai pas de doute qu’elles en ont les capacités.

Bien entendu, on va faire l’hypothèse que les utilisateurs qui vont utiliser ces applications utiliseront un navigateur moderne et respectueux des standards. Je pense que l’attractivité de ces applications est assez forte pour qu’un utilisateur décide de choisir un navigateur au bout du jour.

3. Multiplier les machines implique simplifier leur administration

Plus l’utilisateur possède un grand nombre d’ordinateurs, moins les tâches administratives de celles-ci doivent lui prendre de temps. C’est donc logique que leur configuration doit être réduite à son essentiel. Pour moi, installer et mettre à jour des logiciels doit être considéré comme des étapes superflues dans l’accès à l’application.

Avec des applications en ligne, le premier accès est aussi simple qu’une connexion sur un site web. Plus besoin de se soucier des mise a jour : le déploiement d’une nouvelle version est faite instantanément par l’hébergeur du serveur. Pour les développeurs, c’est quelque chose qui change ladonne : lesmisesà jours peuvent être beaucoup plus fréquentes, il n’est plus nécessaire d’attendre que la base des utilisateurs mettent à jour l’application par eux mêmes.

4. La liberté de choisir, la liberté de créer.

Récemment, les App Stores ont bien gagné en popularité. Ceci peut selon moi poser un gros problème si ils ne sont que l’unique moyen qu’un utilisateur a pour installer des applications. En effet, dans ce cas le danger est que ce système soit entièrement géré par une unique entreprise totalitaire qui peut décider de ce qui est distribuable et de ce qui ne l’est pas.

L’histoire de Google Voice sur iPhone nous en donne une bonne illustration : L’application de Google n’a pas été acceptée sur l’Apple Store, même après négociations. Google est simplement revenu quelques mois plus tard avec une version en ligne pour mobiles de Voice basée sur des technologies HTML5.Google adéjà affirmé que bien qu’il soit de vrais succès, les App Stores ne sont pas le futur selon eux (Cela ne les empêche bien entendu pas d’avoir le leur avec Android Market)

Par contre, les App Stores ont apporté l’idée de grand répertoires où sont référencés les applications et d’où l’utilisateur peut rapidement en découvrir de nouvelles et leschoisir. La facilité de ets selon moi une chosepositive apportés par ces systèmes.

Au final, ce sont seulement les développeurs chanceux qui ont réussit à se faire de l’argent en vendant des applications débiles (que les gens n’auraient jamais acheté en temps normal) qui vont être les plus déçus.

Pour conclure

Ce que je ne faisait que soupçonner il y a quatre ans de cela est maintenant un ecertitude : Lesordinateurs ne seront plus qu’un point d’accès pour se connecter au web. Tout ce dont nous auront besoin sera en ligne, que se soient nos données ou nos applications. Et tout ça arrive bien plus vite que je ne le pensais.